De vous à moi
Côté face, comme vous et moi ne pouvons échapper à la police des réalités de la vie quotidienne, je ponctuerai ces billets des parenthèses socialement utiles: bonnes adresses, livres, photos, conseils pratiques, vie associative, etc. Bref, c'est l'esprit Web 2.0.
Côté pile ou face, au gré de mes inspirations, je nous inviterai à nous regarder dans le miroir de notre époque épique.
Jeannot Pita
Il y a peu, Chers Curieux, Alice Hugo, jeune femme de plein Sud, qui petit déjeune avec les cigales, m'a charpenté ce poème on ne peut plus singulier. Comme je ne suis pas homme à faire la fine bouche, je lui en sais gré et la remercie infiniment. Je vous invite donc à le découvrir, ci-dessous:
Aux fins fonds du Grand Nord, il est une banquise,
Une caverne où vit un compagnon disert,
Un improbable Ali, baba de la méprise
De se retrouver là, si loin de son désert,
Et qui, l’air enjouée et la mine riante,
Nous fait de son Palais une offrande charmante.
Curieux, venez ici votre soif étancher,
De ce grand bric-à-brac déguster les trouvailles,
Déambulez gaiement en ce riche rucher.
Qui, par sa galerie fait de l’ombre à Versailles.
Si le Maître des lieux, Jeannot, pour tout vous dire,
Se montre un peu taquin, nul souci de faux pas.
De son cœur généreux pétillant de sourire,
La gent féminine, ma foi, ne se plaint pas.
Entrez, chalands du Monde, et donnez la valeur
A ces trésors offerts avec tant de cœur.
© Alice Hugo
... vos yeux qui sauront lire ce poème signé Armando qui a répondu favorablement à ma requête d'ouvrir le bal de la rubrique Carte Blanche de la Caverne.
Le bonheur
Petit bonheur tranquille
Tu frappes à ma porte au moment où je n'y croyais plus
J'ouvre et je vois un visage d'ange
Petit bonheur tranquille
Pourquoi avoir mis autant de temps
Au crépuscule de ma vie
Tu viens l'éclairer d'un jour nouveau
Mais le temps m'est compté
Petit bonheur tranquille
J'ai passé mon temps à te chercher
A courir aprèsl'éphèmère, l'illusion d'un bonheur
Où tu étais le centre
Mais je n'ai pas su te garder
Je n'ai su que te perdre
Petit ange aux cheveux d'or
Le temps nous a séparés
L'âge est un mur infranchissable
Que je n'ai pu franchir
Parce que tu as fermé la porte
De ton univers
Petit bonheur tranquille
J'ai été content de croiser ton chemin
Malgré la douleur qui a serré mon coeur
J'ai été heureux de voir ce sourire
Puis, d'un coup, c'est l'automne
Le noir de l'hiver
Le crépuscule s'effondre sur lui-même
Laissant place au néant, au vide
Au vide que tu as laissé dans mon coeur
Quand je suis parti
Parce que trop de souffrance
A voir et sentir ce coprs dansant sous mes yeux
Je ne puis t'oublier
Tu fais partie de ma vie
Tu es gravé dans mon coeur
D'une encre indélébile
Mais la vie réserve souvent des surprises
Au moment où je pensais t'avoir perdu
Tu m'apparais dans l'embrasure de la porte
Tout auréolé de lumière
La vie reprend son cours
Toi et moi comme avant
L'amour toujours présent
Plus qu'un faisons-nous !
Armando





